J'ai pris du temps pour faire cette update
En vérité j'ai attendu pour que j'aille mieux avant de vous écrire
Aujourd'hui ça fait pratiquement un mois que je suis parti de la France pour revenir dans mon őshaza, à Eger, en Hongrie.
Je suis parti dans un état assez pitoyable, maladie, fatigue, dépression saisonnière, compensé par la présence de mes copains et mes addictions que j'ai décidé de nourrir avant mon départ.
"Je suis en transition après tout"
Oui c'était drôle de reprendre la clope et l'alcool, mais au moment de "replonger" on ne pense pas à la dernière fois quand on a arrêté - aux symptômes que ça nous faisait, ni à l'énergie que ça demande de réécrire les circuits neuronaux.
Mais au fond de moi j'avais la trouille de partir.
Laisser derrière moi mes amis et tout ce que je connais pour un temps indéterminé.
ENCORE
J'ai déjà changé de pays une fois et je crois que mon corps en garde un traumatisme assez conséquent.
Je crois bien que c'est là je tiens ma difficulté de changer de situation une fois que j'ai mis un truc en place (un travail, un projet, une relation).
Venir en France à 13 ans a été interprété par mon cerveau comme un acte définitif. Comme si on pouvait changer de pays qu'une fois, qu'on pouvait avoir une seule relation qui marche, un seul boulot sécure.
On nous le répète souvent de "trouver la bonne personne", "trouver le bon boulot", "prendre la bonne décision".
Mais très bizarrement personne ne parle des signaux à surveiller quand il est temps de changer, de bouger, de tout envoyer valser (a büdös picsába).
Cette sensation particulière dans l'estomac, le plexus ou dans le cœur.
C'est une sorte de révolte, de ras-le-bol.
Un truc qui nous dit : Fais-le, maintenant
Même si derrière une telle décision il n'y a aucune logique sobre.
Pourtant je crois fermement que c'est la poursuite de cette sensation qui "sauvera" notre espèce.
Rien que ça hein... je compte évidemment développer cette théorie courant 2026.
En tout cas ça fait quelques années que j'explore cette sensation et maintenant j'arrive assez facilement à bouleverser de situations qui me semblaient initialement confortables mais qui avec le temps, au mieux : ont cessé de procurer ce qu'ils ont procuré et au pire : sont devenues dangereuses.
Nous avons tous un degré de ce réflexe, de cette perception. Elle nous guide tous les jours à prendre les décisions que l'on prends. C'est le moment où l'inconscient devient conscient. C'est ce qui nous permet notre survie.
Notre cerveau capte des masses de données indicibles, nous avons besoin d'un filtre qui mets les choses "les plus importantes" dans notre champs de vision pour prendre des décisions qui auront le plus d'impact sur notre vie.
(J'ai mis des guillemets car nous sommes maintenant à l'ère informatique alors que notre corps et cerveau ont très peu évolué depuis l'ère agricole... Mais ça c'est un autre sujet qui mérite bien plus de temps de développement.)
Bref
Me revoilà dans le flow de ma pensée en arborescence, ça fait longtemps que j'avais pas écrit, ça fait du bien
Retour à l'idée de base
C'est donc cette sensation qui m'a dit "Retourne à tes racines"
Je crois bien que c'est ma manière à moi de m'apprendre que rien n'est définitif, même pas un départ en France à 13 ans et même pas un retour à mes racines à 26.
Et rien ne l'est en vérité.
Depuis quelques années c'est la grande conclusion à toutes mes prises de têtes existentielles, et c'est ultra drôle, ou pas, dépendant de notre relation à la mort.
Perso j'ai l'impression que j'y pense assez souvent pour ne plus la redouter, je la vois simplement comme la moitié du deal de la vie. Elle est nécessaire pour que la vie ait la valeur qu'elle a. Elle est nécessaire pour que l'on se sentes pleinement vivants. Ceux qui n'y pensent pas ont sûrement d'autres choses à penser ou ils ont simplement peur de l'idée, mais ils ne savent pas ce qu'il ratent : Rien
Eh oui exactement, c'est le mécanisme phare de la prise de tête existentielle :')
En l'apparence on y gagne rien, mais en vérité, dans la présence du vide de la mort, une profondeur gigantesque émerge dans la perception, qui est difficile à ignorer une fois qu'on a osé le voir. Bref
Rien n'est permanent. Ou tout l'est justement ?
Quand j'arrive à cette "conclusion" j'ai l'impression de flotter. Je me vois avancer, être content, productif et j'ai l'impression que La Vie me veux du bien à nouveau, que je suis sur une vague qui me fait avancer et en secret j'espère que c'est maintenant que tout s'aligne et que tout ira bien à partir de maintenant jusqu'à la fin des temps...
Eh bien non, peu importe la force de l'euphorie, ça ne se passe généralement pas comme ça. Ce n'est jamais arrivé à moi en tout cas.
Mais aujourd'hui je profite de cette sensation, car si elle est présente avec cette intensité c'est que je l'ai mérité (haha, le mérite... un autre sujet intéressant).
Aujourd'hui c'est une grande victoire
J'ai terminé mon premier morceau que j'ai composé en Hongrie.
Elle s'appelle Hóvihar.
À la base le projet s'appelle Ouch - je venais de mettre mon studio en place que j'ai traîné sur 1400km, j'ai ouvert Ableton, j'ai passé 3 heures dessus et j'ai pas réussi à créer un truc qui m'apportait une quelconque satisfaction, avec mon état émotionnel j'ai douté de ma venue et de tout le projet, c'était un terrible moment.
Le lendemain j'ai passé la journée entière sur le même projet et guess what, j'ai composé presque l'entièreté de Hóvihar.
Le nom : tempête de neige, représente cette période chaotique que je viens de traverser (en plus il a neigé à ce moment là hehe).
Du chaos à une musique - ne pas abandonner à la première signe de résistance, ça je sais faire...
Un grand merci, la force c'est vous ! ☀️
Le 18 décembre elle pourra sonner dans vos oreilles et, peut-être, vous inspirer vous aussi à ne PAS ABANDONNER.
Si un truc veux vraiment vous trouver, elle vous trouvera, juste soyez assez présents à ce que vous êtes à tout instant.
Parlant de tout ça justement, j'ai fait le 0 sur tous mes projets, j'ai plus rien à penser ou à faire.
Alors ce qui est aligné avec moi est resté et de nouvelles choses ont émergé.
J'ai des annonces de fou à vous faire d'ici début 2026.
Je crois bien que c'est la première fois de ma vie que je suis aussi déterminé pour quelque chose.
Tout passera par ce site, qui est le noyau dur de ma présence sur internet, alors si ce n'est pas fait, je te laisse avec la fenêtre juste en dessous.
Sinon RDV sur Insta, YouTube, Spotify et tout tout ça ça tout ça.
Mais en vrai, on s'en bats presque les couilles de tout ça
Au fond, j'ai fait ce post car je voulais simplement vous dire : Je vous aime, et merci pour tout, sans vous je ne serais pas qui je suis aujourd'hui.
N'abandonnez jamais vos putains de rêves s'il vous plaît.
PS : Ah oui et si vous souffrez de dépression saisonnière, comme moi jadis, j'ai réussi à m'en sortir pour 60€ et 30 minutes tous les matins (ou prenez le soleil dés le matin).
C'est dingue comme c'est efficace.
Prenez soin de votre niveau de mélatonine.
Cycle circadien : 1 - Humains tristes en hiver : 0
Bisous
Adam